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Jeanne et le mystère français

Categorie(s) : Hors-Série, NRH, publié le 9 octobre 2012

Edito du Hors série n°5 – Printemps/Hiver 2012

L’écrivain qui a sans doute le mieux perçu le mystère de Jeanne d’Arc au cœur du mystère français est un Allemand, Friedrich Sieburg, auteur en 1929 de Dieu est-il français ? Essai fameux, publié en français l’année suivante par Bernard Grasset.

L’essai s’ouvre par une trentaine de pages éblouissantes sur le personnage admirable et mystérieux de Jeanne. Sieburg veut voir en elle la clef interprétative de la France, ce qui est flatteur : « Toute route, menant au cœur de l’être français, doit partir de Jeanne ». La suite n’aurait pas dû déplaire au lecteur français qui se voyait conforté dans l’idée un peu écornée aujourd’hui de sa « supériorité » : « De même que Jeanne revendiquait le roi du ciel au bénéfice exclusif de la France, de même ses descendants, nos contemporains, mettent à leur profit l’embargo sur la civilisation et ne laissent à autrui que l’alternative de se soumettre à leur esprit, ou d’être du « non-esprit ». »

Il y a 50 ans : la fin de l’Algérie des Français

Categorie(s) : Édito, Hors-Série, NRH, publié le 12 juin 2012

Edito du Hors-Série n° 4, Printemps-été 2012 – « L’Algérie, histoire d’une terre tragique »

L’Algérie fut une invention française. Elle doit sa relative unité à ses conquérants. Les Romains lui accordèrent l’appellation géographique de Numidie qui s’étendait à tout le Maghreb. À la suite des Romains et des Byzantins, les conquérants successifs donnèrent à diverses fractions de territoires plusieurs noms. Sous Louis XIV, pour la région d’Alger, on parlait d’un repaire de Barbaresques, et à la veille de la conquête française, le terme de Régence turque s’était imposé. Il fallut attendre une première instruction du ministère français de la Guerre, le 14 octobre 1838, huit ans après la prise d’Alger en 1830, pour suggérer l’emploi du mot « Algérie » en remplacement de toutes les dénominations antérieures. Une nouvelle instruction du 14 octobre 1839 officialisa définitivement la nouvelle appellation pour désigner les territoires soumis à la France.

La démocratie et la guerre

Categorie(s) : Édito, Hors-Série, NRH, publié le 15 octobre 2011

Edito du Hors-Série n°3, automne 2011 – La Guerre de Sécession

Depuis que les Etats-Unis d’Amérique ont imposée l’hégémonie mondiale du dollar, le mythe de la démocratie à l’américaine a été quasiment divinisé dans l’hémisphère « occidental », ce qu’Aristote s’était bien gardé de faire pour la démocratie antique. La démocratie américaine n’est pourtant rien d’autre qu’une oligarchie, comme le sont la plupart des systèmes politiques. Grâce peut-être au permanent sourire commercial de ses dirigeants, elle semble néanmoins parée de toutes les vertus en dépit de comportements peu vertueux. À cette « démocratie », associée de nos jours au libéralisme économique si fortement malmené par ses financiers, on prête des mérites exceptionnels. On affirme par exemple qu’elle est synonyme de paix et que jamais deux démocraties ne se font la guerre.

Une religion totalitaire

Categorie(s) : Édito, Hors-Série, NRH, publié le 22 mars 2011

Edito du Hors-série n°2, printemps-été 2011 – La Vendée et la Terreur

La Révolution française fut l’un des plus formidables et mystérieux orages de tous les temps. Qui aurait pu en prévoir les déchainements et les conséquences ? Comment expliquer que l’un des plus anciens royaumes sous le ciel, puissant et prestigieux, oui, comment expliquer qu’il se soit soudain englouti dans une orgie d’horreurs sans laisser de traces ? Comment expliquer aussi sur ses ruines l’établissement d’une République enfantée par la Terreur ?

Une histoire sans bons ni méchants

Categorie(s) : Édito, Hors-Série, NRH, publié le 21 septembre 2010

Edito du Hors-série n°1 , automne 2010 – L’Afrique – Des colonies à l’indépendance

Avec ce Hors Série consacré à l’Afrique, de la colonisation aux indépendances, La Nouvelle Revue d’Histoire inaugure une nouvelle formule. Deux fois dans l’année, notre intention est de publier ainsi des dossiers hors série qui s’ajouteront à nos six numéros habituels.

Si nous avons choisi ce sujet « colonial », c’est qu’il coïncide avec la commémoration des cinquante années écoulées depuis l’indépendance accordée en 1960 par la France à ses anciennes possessions africaines.

Ce sera l’occasion pour nous d’un vaste bilan, mais aussi d’une réflexion sur le passé. Je vais l’inaugurer par un souvenir personnel, celui de l’écolier que j’étais à une époque où l’on célébrait sans complexe l’Empire colonial français. C’est un atout pour l’historien d’avoir connu l’avant et l’après.