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Boulevard des maréchaux

Categorie(s) : Édito, NRH, publié le 11 janvier 2010

Edito de la Nouvelle Revue d’Histoire n°46, janvier-février 2010

Leur nom continue d’identifier les boulevards d’une capitale unique bien que défigurée : Berthier, Murat, Jourdan, Masséna, Soult, Brune, Bessières et les autres. Par son décret du 19 mai 1804, Napoléon avait créé quatorze premiers maréchaux d’empire, auxquels s’ajouteront ensuite une dizaine d’autres. Oui, leur nom subsiste encore sur le pourtour d’un Paris peu sensible à leur gloire.

Bonaparte n’avait pas chômé. La décision de rétablir le maréchalat suivit de vingt-quatre heures le sénatus-consulte qui lui donnait le titre d’empereur des Français.

Les titres de noblesse de l’Ancien Régime avaient été abolis en 1790. Dès son accession au trône, Napoléon voulut instituer une noblesse impériale, ce qu’il fit en plusieurs étapes, jusqu’au décret du 1er mars 1808 établissant une hiérarchie de titres héréditaires. En tant que distinction sociale, la noblesse était ainsi octroyée par l’Etat pour récompenser ses partisans. Bien entendu, un titre ne garantit jamais la noblesse du caractère ou de l’âme.

De secrètes aristocraties.

Categorie(s) : Édito, NRH, publié le 10 novembre 2009

Edito de la Nouvelle Revue d’Histoire n°45, novembre-décembre 2009

Ce que nous allons dire ne nous éloigne pas du dossier de la NRH que nous consacrons à l’Allemagne, nation qui appartient à l’Europe de toujours et a nourri sa tradition. Le prétexte m’est offert par Péroncel-Hugoz, grand reporter au Monde durant une longue carrière, chroniqueur aujourd’hui à notre Revue, il me rapporte un propos de Jean-Paul Sartre au sujet d’Ernst Jünger : « Je le hais, non comme allemand, mais comme aristocrate… »

Vous avez dit Autochtone?

Categorie(s) : Édito, NRH, publié le 10 septembre 2009

Edito de la Nouvelle Revue d”Histoire n°44, septembre-octobre 2009

Il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Je songeais à cet adage en lisant récemment la longue diatribe publique d’un helléniste à la retraite (1). Jouissant d’un statut privilégié en France même et aux Etats-Unis où il enseigna dans une université réputée, l’excellent professeur se moquait en terme choisis de ses compatriotes qui se veulent « autochtones », c’est-à-dire, comme le dévoile l’étymologie grecque, nés d’eux-mêmes, d’un même sang et d’une même terre.

Alexandre le Grand nous fait réfléchir

Categorie(s) : Édito, NRH, publié le 2 septembre 2009

Edito de la Nouvelle Revue d’Histoire n°43, juillet-Août 2009

L’histoire extraordinaire d’Alexandre le Grand offre aux Européens d’aujourd’hui une moisson d’enseignements. Le prétexte nous en est offert par la réédition en poche de la biographie du conquérant écrite naguère par Jacques Benoist-Méchin (1).

On connait le talent de cet historien à la fibre épique. Sa biographie fervente d’Alexandre fut, en 1964, le premier titre de la série du « Rêve de plus long de l’histoire » (8 volumes), dédiée à sa propre fascination pour l’Orient. Fascination qui n’avait pas cessé de s’exercer sur certains Européens au cours des siècles. Elle avait précisément pour origine les campagnes d’Alexandre, dont les retombées immenses et souvent malheureuses n’ont plus cessé. Benoist-Méchin n’a jamais masqué par ailleurs son attrait pour les personnages d’exception qui ont laissé leur empreinte sur l’histoire. Reconnaissons qu’avec le fils de Philippe de Macédoine, il ne pouvait mieux choisir.

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