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L’Italie. De la chute de Rome à l’unité de 1861

Categorie(s) : Dossier, NRH, publié le 1 mars 2011
Dossier NRH 53

Dossier de la Nouvelle Revue d’Histoire n°53, mars-avril 2011

Nous sommes attentifs aux anniversaires historiques et à ce qu’ils peuvent nous apprendre. En mars 2011 est ainsi célébré le 150ème anniversaire de l’unité italienne qui deviendra définitive en 1870 quand Rome rejoindra le nouvel Etat. C’est une très longue histoire qui commence en 476, date retenue pour marquer la fin de l’Empire romain d’Occident. Cette histoire se confond étroitement avec celle de l’Europe, au moins celle de son cœur carolingien. En cela, elle ne peut nous laisser indifférent, d’autant qu’elle est riche et trop peu connue.

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Dans son éditorial, Dominique Venner fait de Machiavel, père spirituel de l’idée nationale italienne (p. 5). Après quoi Bernard Fontaine revient aux sources germaniques oubliées de l’Italie du plus haut Moyen Age (p. 38). Avant de poursuivre le déroulement des siècles, et afin de clarifier l’ensemble du sujet, Philippe Conrad dégage les jalons chronologiques majeurs des quatorze siècles (476-1870) pleins de bouleversements, qui ont précédé l’unité (p. 41). Après quoi, le grand médiéviste qu’est Jacques Heers montre, dans une fresque impressionnante, qu’avant et autour de la Renaissance, rien ne laissait prévoir une future unité (p. 44). Il faudra attendre les bouleversements produits en Europe par la Révolution française pour voir les prémices du Risorgimento (Résurrection), ce que dévoile l’excellent historien de l’Italie qu’est Michel Ostenc (p. 49). C’est encore à ses connaissances que nous avons fait appel pour montrer ce que fut le rôle du Saint-Siège à l’égard de l’unité (p. 51), puis l’influence intellectuelle et politique de Mazzini (p. 53), et enfin l’action décisive du royaume du Piémont et du ministre Cavour (p. 55). Restait à décrire l’intervention essentielle de Napoléon III, ce que fait Philippe Conrad avec limpidité (p. 57). L’unité n’a pourtant pas cessé de soulever des contestations, comme le révèle en conclusion Marco Peruzzi, l’un des acteurs culturels du courant lombardiste représenté politiquement par la Ligue du Nord (p. 60).

 

La Nouvelle Revue d’Histoire