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La Prusse et la France, 1712-2012

Categorie(s) : Dossier, NRH, publié le 3 juillet 2012
NRH 61 Chevalier menestrel Tannhauser

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Dossier de la Nouvelle Revue d’Histoire n°61,  juillet-août 2012

L’année 2012 coïncide avec le trois centième anniversaire de la naissance de Frédéric II de Prusse, le Grand Frédéric comme l’appelèrent ses sujets après ses exploits de la guerre de Sept Ans (1756-1763). Ce personnage énigmatique est né en effet le 24 janvier 1712. Il régna quarante-six ans, de 1740 à sa mort en 1786. Des commémorations se déroulent en Allemagne du 28 avril au 28 octobre 2012, principalement au Nouveau Palais construit par le roi dans son parc de Sans-Souci à Potsdam.

Il n’était pas imaginable de ne pas saisir l’occasion de ce tricentenaire pour réaliser un dossier portant sur la Prusse, en soulignant les relations étroites et réciproque que celle-ci entretint avec la France du vivant de Frédéric II et au-delà.

C’est le premier sujet qu’aborde notre dossier avec

Jean-François Gautier, fin connaisseur de la pensée du XVIIIe siècle de part et d’autre du Rhin (p. 37). Mais avant d’entrer plus complètement dans notre sujet, il était nécessaire de procéder à un survol approfondi de l’histoire souvent mal connue de la Prusse depuis la fondation de la marche de Brandebourg et de l’ordre Teutonique au XIIe siècle. C’est ce que fait pour nous l’excellent historien qu’est Henry Bogdan (p. 40). Nous nous sommes ensuite tournés vers un historien allemand, le professeur Sven Externbrink, afin de connaître le regard actuel de l’Allemagne sur la figure de Frédéric II (p. 45). Dans les relations franco-prussiennes, au XVIIIe siècle et encore au XIXe, la musique a tenu une place de choix qu’évoque Jean-François Gautier (p. 49). Avançant dans le temps, nous avons demandé à Jean-Paul Bled, spécialiste incontesté, de décrire ce que fut l’extraordinaire redressement de la Prusse après sa défaite d’Iéna en 1806 face à Napoléon (p. 51). Cette même époque a vu apparaître en Prusse un phénomène neuf, voué à d’immenses conséquences, le nationalisme allemand. Thierry Buron analyse pour nous en historien la genèse d’idées et de sentiments qui ont bouleversé l’Europe jusqu’à une période récente (p. 55). La Prusse a cessé d’exister comme État en 1947, mais son image complexe continue de hanter la France et l’Europe, ce qui conduit Dominique Venner à s’interroger sur le mystère prussien (p. 58). Enfin, nous concluons notre dossier par un indispensable rappel chronologique (p. 63).