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Cinquante ans après, réflexions sur l’OAS

Categorie(s) : Actualité, Réflexions, publié le 22 mai 2012

Le temps galope plus vite que ne l’imaginait Alexandre Dumas quand il écrivait une suite aux Trois Mousquetaires. Ce n’est pas « vingt ans après », mais cinquante ans après 1962 que d’anciens acteurs ou témoins se retrouvent par historiens interposés pour évoquer leurs souvenirs et réfléchir sur ce qui fut l’un des derniers drames vécus par la France en Algérie avant qu’elle ne sorte de l’Histoire.

Le 15 juin 2012, La Nouvelle Revue d’Histoire (NRH) mettra en vente un très riche numéro hors série (n° 4) consacré à “L’Algérie. Histoire d’une terre tragique”. Une histoire que nous revisiterons dans sa longue durée (2000 ans), depuis la conquête romaine jusqu’à la fin de la présence française. Une part notable sera consacrée à la guerre d’Algérie (1954-1962) en montrant ses origines depuis 1942 (débarquement anglo-américain, puis épisode gaulliste de 1943-1945). Il n’est pas possible, en effet, de comprendre et d’interpréter les événements récents si l’on ignore les longues plages historiques qui les ont précédés.

En préparant ce numéro hors série de la NRH avec plusieurs de nos collaborateurs spécialisés, notamment Philippe Conrad, Bernard Lugan, Yann Le Bohec, Jean Monneret ou Péroncel-Hugoz, je réfléchissais pour ma part à ce que fut l’OAS et sa véritable signification. C’est le résultat très condensé de ces réflexions que je présente ici. Il n’engage que moi et intéressera d’abord ceux qui n’étaient pas encore nés à cette époque, mais ont parfois recueilli des souvenirs brûlants au sein de leur famille.

1812-1942-2012 Campagnes de Russie

Categorie(s) : Dossier, NRH, publié le 15 mai 2012

Dossier de la Nouvelle Revue d’Histoire n°60, avril-mai 2012

Notre dossier s’articule autour de trois campagnes très différentes. D’abord celle de 1812 ayant Napoléon pour acteur principal, face au mystérieux empire russe. Puis la campagne de 1941-42 avec Hitler en conquérant malchanceux face au peuple russe moins uni qu’on ne l’a dit. Enfin, si l’on accepte de jouer sur les mots, un troisième volet prend prétexte de la campagne électorale de 2012 pour évoquer l’avenir de la Russie après l’effrayant bilan de soixante-dix ans de communisme.

Trois campagnes de Russie

Categorie(s) : Édito, NRH, publié le 15 mai 2012

Edito de la Nouvelle Revue d’Histoire n°60 – avril-mai 2012

L’histoire parallèle de la Russie et de l’Europe rejoint les commémorations de 1812 pour réveiller un passé oublié. Le hasard des millésimes et de troublantes similitudes imposent ainsi le rappel de 1942, l’année de Stalingrad, venant après l’opération Barbarossa de 1941.

À la tête de la Grande Armée, Napoléon traversa le Niémen le 24 juin 1812. Cent trente ans plus tard, à deux jours près, les Panzer d’Hitler en firent autant. Les conséquences furent plus lentes à venir, mais dans des proportions bien pires pour tous les belligérants. Quant aux causes, on sait qu’elles se ressemblaient étrangement. Faute de pouvoir atteindre l’Angleterre protégée par son insularité, les deux assaillants s’en prirent à la Russie, son allié principal sur le continent.

Lendemain d’élections – Réflexions pour un 8 mai

Categorie(s) : Actualité, publié le 9 mai 2012

Les maladies infantiles du populisme.

Les deux tours de l’élection présidentielle de mai 2012 m’incitent à des réflexions nullement électoralistes ni politiciennes. Quelque chose d’important est survenu, qui était peu prévisible et que je vais résumer en deux remarques principales.

En dépit d’effets d’annonce peu discrets n’engageant que ceux qui voulaient y croire, le président sortant a raté sa tentative de « siphonner »  l’électorat frontiste qui lui avait tant bénéficié en 2007. Oublions le candidat socialiste désigné en raison de son profil terne et rassurant après la mise à l’écart du richissime couple Sinclair-DSK pour cause de scandales publics répétés. Oublions aussi Jean-Luc Mélanchon qui n’a pas dépassé le total habituel des candidats d’extrême gauche, PC inclus. Reste la nouveauté de cette campagne, le Front national entièrement rajeuni et dynamisé par la personnalité de sa présidente. À la faveur de qualités propres et d’un parcours difficile et tenace, Marine Le Pen a pu se faire entendre par la France qui souffre, représentant un réel espoir. Ses 18 % de suffrages au premier tour constituent un succès d’autant plus évident qu’ils s’accompagnent d’un renouvellement important de l’électorat. Avec Marine Le Pen, le Front a changé de physionomie.

Ceux qui, demain, feront l’Histoire…

Categorie(s) : Actualité, Critique, Livre, Signature, publié le 3 mai 2012

Dominique Venner sera au Salon du Livre de Radio Courtoisie, Le dimanche 24 juin 2012, de 11 h à 18 h, à Paris, Espace Champerret.
Il y signera ses derniers livres, notamment Le Choc de l’Histoire (Via Romana) et L’Imprévu dans l’Histoire. Treize meurtres exemplaires (Pierre-Guillaume de Roux).

Au sujet de cet ouvrage, on pouvait lire l’article suivant dans le numéro d’avril de Spectacle du Monde. Sa conclusion nous intéresse tous : D’où viendront ceux qui, demain, feront l’Histoire ?

Treize nouvelles policières. Elles racontent autant de meurtres politiques ayant parfois changé la face du monde. Parmi les plus célèbres ceux de Trotski, de l’amiral Darlan ou de John Kennedy. Ont-ils été les plus décisifs ? Ce n’est pas certain. Un exemple parmi les moins connus : celui du ministre impérial Piotr Stolypine. Après les émeutes de 1905, il avait sorti la Russie des bouleversements de sa première révolution, restructuré les services de maintien de l’ordre et découragé les organisateurs de la contestation idéologique, Trotski exilé aux Etats-Unis ou Lénine errant de ville en ville. Les principales oppositions, parlementaire et sociale démocrate, laissant alors place à celle de l’impératrice et de la noblesse. Mais l’assassinat de Stolypine, en 1911, doublé de celui de Raspoutine, en 1916, déstabilise le pouvoir des Romanov et, comme le rappelle Venner, ouvre la voie à la future prise de pouvoir par les bolcheviques, en 1917. Le sort du monde a été modifié par la mort d’un seul homme.

Drieu la Rochelle et François Brigneau

Categorie(s) : Actualité, Réflexions, publié le 24 avril 2012

La publication ces jours-ci des Romans, récits et nouvelles de Pierre Drieu la Rochelle dans la Pléiade (Gallimard) revêt une signification de plus longue portée que les péripéties politiques du moment.  Le grand suicidé de 1945 a bénéficié du temps qui passe, de la médiocrité de ses imitateurs, de son prestige de dandy romantique, sans compter l’amitié de Malraux, son exécuteur testamentaire. Pourtant que n’avait-on entendu quand fut publié en 1992 son Journal 1939-1945 par Gallimard ! « Les mémoires d’un dandy hitlérien » selon Bernard Le Saulx (le bien nommé) dans L’Événement du Jeudi du 23 avril 1992). « Cette lecture donne la nausée » écrivait BHL dans Le Point du 9 mai 1992. « L’ultra-fasciste se fera clouer aux portes de la grange où l’Histoire exhibe ses petits nuisibles », prophétisait sans crainte du ridicule Bertrand Poirot-Delpech, de l’Académie français, dans Le Monde du 8 mai 1992.

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